L'impression, le façonnage et le routage du papier

Si sa consommation de papier à usages graphiques a chuté d’environ 20% entre 2007 et 2012, la France en utilise toutefois plus de 4 000 000 de tonnes chaque année. Trois secteurs représentent 80% de ces tonnages : la presse (25%), les éditions publicitaires (31%) et les produits de bureautique (24%), et trois autres emploient les 20% de matière restante : la production d’annuaires, de livres et de papiers réutilisés par la filière emballage. Hormis les papiers vierges appelés à être transformés par les particuliers et les entreprises (comme le très commun papier recyclé A4), la plupart de ces produits sont donc imprimés après fabrication. Derniers maillons de la longue chaine de production du papier (le papier recyclé représente 60% de la matière totale), les imprimeurs artisanaux ou industriels d’envergures diverses en sont aussi les premiers utilisateurs. De la distribution post-papèterie à l’envoi final, examinons le trajet des papiers graphiques dans leur dernière ligne droite.

DISTRIBUTION

En partenariat avec les usines papetières, les distributeurs se chargent de stocker le papier fraichement conditionné sur leurs plates-formes logistiques et de le revendre aux imprimeurs. Hors formats canoniques ou qualités courantes, chacun de ses distributeurs propose des variétés de papier particulières, en fonction de ses implantations ou d’accords éventuels avec des producteurs spécifiques. En sortie d’usine, et contrairement aux croyances populaires, le prix du papier recyclé (comme le papier 100% recyclé Cyclus) est équivalent ou inférieur à celui du papier « neuf », et varie en fonction des fournisseurs et/ou des quantités exigées.
 
En cas de tonnages importants, comme pour la presse, la vente se fait sans intermédiaires, et les industriels papetiers fournissent directement aux imprimeries de papier recyclé (entre autres sortes) des bobines filles non ou peu conditionnées.

IMPRESSION

Devant l’héliogravure (impression en creux) et la flexographie (en relief), le procédé Offset (entièrement numérique) est aujourd’hui la plus répandue des techniques d’impression du papier recyclé ou neuf. Quelle que soit la taille et le type des machines employées, la quantité de tirages souhaitée ou la nature du papier imprimé, son principe reste le même : des plaques photosensibles préalablement mouillées et brûlées au laser repoussent l’eau et accueillent l’encre – par répulsion -  sur leurs parties sensibilisées, avant de transmettre cette encre au papier. Dans le cas d’une impression Offset dite waterless, c’est une couche de silicone qui se charge de repousser l’encre.

OFFSET : MODE D'EMPLOI

Après réception du fichier informatique, l’imprimeur-conducteur décompose la feuille matrice en données quadri chromiques CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir, soit les trois couleurs primaires et la valeur employées par les imprimeurs pour reproduire un large spectre de nuances), reporte ces décompositions sur différentes plaques de couleurs et superpose ensuite les pigments au micron près pour retrouver le fichier initial.
 
L’encre, quant à elle, est d’abord déposée par les encriers pneumatiques sur les cylindres porte-plaques en caoutchouc, avant d’être décalquée sur des blanchets (sortes de tampons d’imprimerie), qui se chargent de la répartir uniformément sur le papier.
 
L’impression à proprement parler se fait couleur après couleur. Chaque groupe pigmentaire dispose de sa propre plaque, et le nombre de couleurs détermine le prix de l’impression (certaines machines offset de pointe permettent de retourner les feuilles et d’imprimer jusqu’à 10 couleurs recto-verso en un seul passage).
 
On peut généralement diviser une impression offset en quatre étapes distinctes :

  • La marge (étape de calibrage / réglage, et départ du papier)
  • L’impression
  • La recette (réception du produit imprimé)
  • Le façonnage imprimerie (formatage final du produit).

 
Et distinguer deux types de machines offset :

  • Les presse rotatives, notamment employées par les imprimeries de labeur (emballages, livres, catalogues, affiches etc..) ou de presse (journaux, magazines), qui se révèlent idéales pour les tirages importants. Elles traitent le papier de bobine à bobine, c'est-à-dire en manipulant les lourdes spirales récupérées chez le papetier, et en ne séparant les différentes feuilles qu’en toute fin d’impression. Notons que le prix du papier recyclé en bobine, parce qu’il ne subit pas autant de transformations, est huit fois moins important que celui du papier pré-formaté.

 

  • Les presses feuille à feuille, utilisées par les imprimeurs de moindre envergure, qui déterminent le nombre de fichiers imprimables sur une feuille en fonction de leurs formats (par exemple, du papier A4 recyclé), et ventousent successivement les différentes sections de papier avant de les expédier vers les tables de marges, puis les groupes d’impression. Ces types de machines sont elles-mêmes divisées en trois catégories : l’offset à nappes (le plus efficace), l’offset feuille à feuille réel (les feuilles se succèdent une à une), et l’offset direct (les feuilles ne passent pas toutes par la table de marge).

 
Notons que l’impression sur papier recyclé est aujourd’hui d’aussi bonne qualité que sur papier neuf. S’il a longtemps présenté des tâches de couleurs, des vestiges d’impression et des difficultés à réceptionner l’encre, le premier est aujourd’hui irréprochable. L’action conjointe des recycleurs (comme Paprec) et des papetiers transformateurs n’est pas étrangère à cette nette progression, et améliore l’ordinaire des imprimeurs de papier recyclé.

FAÇONNAGE PAPIER

Le façonnage du papier confère au produit imprimé sa forme finale. Celui est d’abord coupé (avec un massicot d’imprimerie, ou une bobineuse-découpeuse à cylindre pour les presses rotatives), plié (à l’aide d’une machine plieuse pour les papiers au grammage inférieur à 170g, et d’un outil de pré-pli pour les plus denses), assemblé (par brochage, encartage ou agrafage) et traité en fin de processus, dans le but d’améliorer son état de surface (le papier est alors verni, ou pelliculé avec du plastique pour être mieux protégé).

ROUTAGE/MAILING

Pour mieux gérer la diffusion – en sortie d’imprimerie ou depuis leurs sites-  de leurs publications, de leurs éditions publicitaires, de leur courrier de gestion ou de leurs publications, entreprises et groupes de presse font aujourd’hui appel à des sociétés de routage postal spécialisées dans la prise en charge à grande ou petite échelle de ce type d’envois.
 
Comme toujours, les prestations que proposent une entreprise de mise sous pli varient en fonction des quantités de produits traités, mais aussi de leur nature ou des réseaux qu’ils visent. 
 
Au-delà des étapes de traitement informatique des fichiers (recensement des adresses, mises aux normes postales, traitement des variables etc.), deux méthodes de routage courrier sont ainsi envisageables :

  • Le routage/mailing postal manuel, qui voit (comme son nom l’indique) les routeurs effectuer à la main les opérations de mise aux normes postales, d’affranchissement, de mise sous pli, d’étiquetage et d’envoi.

 

  • le routage/mailing mécanique, qui automatise les opérations précitées en cas de commande importante (cette solution est généralement envisagée à partir de 1000 plis).

 
Mais en sus des mises sous enveloppe et des différentes étapes liées à la dimension purement postale du procédé, une entreprise de mise sous pli peut également proposer à ses clients une série d’opérations supplémentaires, comme la mise sous film, la mise sous tube, le colisage ou le façonnage  des documents.
 
Le cycle du recyclage des papiers et cartons est un processus par étape. Découvrez celui de :

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