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Pontenx-les-Forges : l’incinérateur permet de faire pousser des tomates !

 

Dans les Landes, à Pontenx-les-Forges, l’Unité de valorisation énergétique (UVE) de Tiru, filiale de Paprec Energies, sert directement à alimenter en énergie renouvelable une éco-serre dans laquelle sont cultivées des tomates.

« L’Unité de valorisation énergétique permet de fournir 80 % de l’énergie nécessaire au chauffage de la serre à tomates »

Une production de tomates sous serre plus respectueuse de l’environnement. C’est ce que permet la valorisation énergétique des déchets à Pontenx-les-Forges (40). En effet, la chaleur issue de la combustion des déchets à l’UVE (Unité de valorisation énergétique) permet de fournir 80 % de l’énergie nécessaire au chauffage de la serre de tomates des Grands Lacs, située à un kilomètre de là, à Parentis-en-Born. Le traitement des déchets à l’UVE produit de la vapeur d’eau, qui alimente ensuite un réseau de chaleur sous-terrain. Soit l’équivalent de 42 000 MWh d’énergie, explique ainsi Alain Cribeillet, directeur du site de Pontenx-les-Forges. Sans oublier, en parallèle, 15 000 MWh qui arrivent sous forme d’électricité. »

Ce projet est une collaboration entre Tiru, filiale de Paprec Energies, et la coopérative agricole Tom d’Aqui, qui exploite cette écoserre. Ce travail commun a permis au site, propriété du SIVOM du Born, de tripler sa production d’énergie renouvelable depuis .

Une démarche vertueuse pour une production de tomates plus respectueuse de l’environnement  

L’usine gère 42 000 tonnes de déchets ménagers chaque année, collectés auprès des 35 000 habitants répartis sur 16 communes du nord des Landes. « La chaleur est aujourd’hui totalement récupérée, ce qui a permis d’augmenter la performance énergétique de l’Unité de valorisation énergétique (UVE) de Pontenx-les-Forges de 34 à 80 %, tout en offrant à la serre un accès à une énergie renouvelable, se réjouit Éric Soules, président du SIVOM du Born. C’est une démarche de proximité et de circularité très vertueuse pour le territoire. »

Grâce à ce système, la température de la serre est maîtrisée, permettant de produire 7 000 tonnes de tomates chaque année. « La chaleur est indispensable pour limiter l’humidité et éviter les maladies au sein de notre éco-serre. Le climat dans les serres étant plus stable, les pesticides ne sont plus nécessaires. Nous utilisons simplement des insectes protecteurs pour lutter naturellement contre d’éventuels nuisibles, ajoute Toby Wright, directeur technique de la serre des Grands Lacs et cofondateur de la coopérative. En utilisant cette source d’énergie pour chauffer l’éco-serre, nous minimisons ainsi notre impact carbone, qui est réduit à 0,1 tonne de CO2 par tonne de tomates vendue ! », conclut-il.