
Le Syctom et le Sigeif ont choisi Paprec pour concevoir, construire et exploiter sa future unité de méthanisation des biodéchets des ménages d’Île-de-France. D’une capacité inédite dans l’Hexagone de 50 000 tonnes, l’usine conçue par l’expert français de la gestion des déchets bénéficiera de process industriels innovants et deviendra une véritable référence européenne. Le biogaz obtenu sera injecté dans le réseau francilien. Outre cette énergie verte, le process générera du fertilisant agricole, un recyclage organique dont Paprec est l'un des experts européens.
Une coopérative agricole partenaire du projet assurera la gestion de cet engrais. Les déchets alimentaires représentent le tiers de la poubelle des ménages. Actuellement collectés dans la poubelle grise, ils sont encore stockés ou incinérés. Leur valorisation est un des défis actuels de la transition énergétique identifiés par le législateur européen. Ainsi, à partir du 31 décembre 2023, le tri à la source des biodéchets va devenir obligatoire sur l’ensemble du territoire. Dans les entreprises mais aussi à domicile, les déchets organiques devront être triés dans un contenant à part.
Un dimensionnement de 50 000 tonnes prévu pour valoriser les déchets alimentaires de l’Ile-de-France
Le Syctom, syndicat en charge de la gestion des déchets ménagers franciliens et le Sigeif, plus grand syndicat d’énergie en France, prévoient un dimensionnement de 50 000 tonnes afin de valoriser les déchets alimentaires de l’Île-de-France. Ils ont choisi de confier à Paprec la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance pour 19 ans de cette usine. « Sur ce projet, comme sur chacun des appels d’offres auxquels nous répondons, nous misons sur les meilleures technologies et expertises possibles. » souligne Stéphane Leterrier, directeur Général adjoint du leader français du recyclage et directeur Général de Paprec Energies, en charge des grands projets du groupe.
Un marqueur francilien de la transition écologique
« Cette usine sera une innovation majeure en Europe pour la transition écologique en permettant la valorisation énergétique et organique des biodéchets », signale ainsi le Président fondateur de Paprec, Jean-Luc Petithuguenin. « Elle transformera des déchets jusqu’alors enfouis ou incinérés en gaz vert et fertilisants organiques. Elle permettra ainsi de préserver les ressources naturelles et d’avancer dans l’indépendance énergétique du territoire. » L’usine représentera un investissement de 52 millions d’euros dont 26 millions d’euros viendront de Paprec. Le contrat d’une durée de 19 ans inclut quatre ans de conception, de travaux et de mise en service. Les travaux débuteront en janvier 2024 pour une entrée en service de l’usine mi-2025. Stéphane Leterrier souligne un point clé de ce contrat : « durant les dix premières années de fonctionnement de l’usine, pendant la montée en puissance de la collecte en Ile-de-France, Paprec apportera le complément de biodéchets nécessaires à la saturation de l’outil de production, qui sera obtenu dès 2027 ».
Un modèle environnemental sur le territoire
La préparation des biodéchets est réalisée grâce à une technologie innovante choisie par Paprec. Sa particularité : un traitement en phase liquide. Les déchets sont mis en suspension dans un hydro-pulpeur dédié, ce qui permet de mieux séparer les indésirables (plastiques, textiles…) et de donner un fertilisant et du biogaz de qualité optimale. « Nous avons voulu là encore que cette usine soit un modèle environnemental sur le territoire. Avant tout, avec un fertilisant dont la qualité est garantie et zéro émission, nos technologies de traitement vont bien au-delà des réglementations. Ensuite, nous avons souhaité que le bâtiment lui-même réponde aux enjeux environnementaux. L’alimentation en énergie viendra ainsi du biogaz généré par l’usine. Par ailleurs, les fertilisants produits seront acheminés sur les lieux d’utilisation par la Seine, en péniche », souligne Stéphane Leterrier, directeur général adjoint de Paprec, directeur général de Paprec Energies, en charge des grands projets du groupe.
Le projet en chiffres
- 50 000 tonnes par an de biodéchets gérés dans l’usine, une capacité unique en France
- 52 millions d’euros d’investissement (26 millions pour Paprec)
- 19 ans de contrat, dont 4 de conception et construction
- Près de 36 000 MWH PCS/an seront générés et majoritairement réinjectés sur le réseau de gaz, l’équivalent de l’alimentation de près de 5400 foyers
- 43 000 tonnes d’engrais liquide permettront de fertiliser des terres agricoles de la région
