Le devenir des déchets de chantiers

Que deviennent donc les déchets de chantiers à l’issue des processus de lavage, de tri et de contrôle effectués au sein des usines Paprec ? Quelles sont les dernières étapes du recyclage des gravats ? Quel avenir réserve cette filière aux déchets inertes ou dangereux ? Répartis dans des alvéoles ou déversés sur le sol des usines, ils sont parfois prêts réintégrer différents cycles de production. L’occasion de faire un tour d’horizon de leurs futurs exutoires, et l’inventaire de leurs réutilisations.

Paprec Chantiers enlève les gravats sur les chantiers de construction

LE RÉEMPLOI DES DECHETS INERTES

Ces matières composées de gravats, de pierres, de béton, de ciment, de parpaing, de briques ou de verre sont tout à fait valorisables et représentent 60% des déchets de chantiers collectés par le groupe Paprec. Une fois l’enlèvement des gravats et des autres membres de cette catégorie de matières effectué, et le tri achevé, la vente de ces déchets inertes du btp est alors centralisée au sein de la cellule de négoce du groupe, FCR, qui va déterminer leur futur point de chute, c'est-à-dire le secteur des travaux routiers dans la majorité des cas. Une fois collectés, concassés ou valorisés à la chaux (pour les déblais d’excavation) par des professionnels, les déchets inertes seront utilisés pour élaborer de nouveaux remblais de tranchées ou diverses sous-couches routières (à savoir des couches de forme et des assises de chaussée, ces deux strates qui soutiennent la partie supérieure d’un terrassement).

LE RÉEMPLOI DES DECHETS INDUSTRIELS BANALS

Ces déchets de construction, de démolition ou de rénovation ne sont ni inertes, ni dangereux, et demeurent  tout à fait valorisables lorsqu’ils ne sont pas mélangés à des matières nocives. Parmi les grandes familles qui composent cette catégorie de déchets du btp, on trouve :

  • Du plâtre, une matière qui, lorsqu’elle est correctement traitée par les entreprises de valorisation des déchets de chantier- et donc débarrassée de ses éventuels polluants- possède l’immense qualité d’être recyclable à l’envi. Traitée et asséchée après usage, elle retrouve les qualités naturelles de sa base minérale (le gypse) et peut alors entrer dans la composition d’un produit neuf. On la retrouve donc sur de nouveaux chantiers, puis, plus tard, dans d’autres bennes.

 

  • Des métaux ferreux ou non-ferreux, ces déchets du btp qui, une fois expédiés chez des métallurgistes ou des sidérurgistes industriels, peuvent être refondus et réutilisés pour fabriquer de nouveaux produits.

 

  • Des papiers/cartons, que le groupe Paprec collecte dans les bennes à déchets avant de les trier, de les valoriser, puis de les envoyer chez ses partenaires papetiers, où ils entreront dans la composition d’une nouvelle pâte à papier.

 

  • Des plastiques, qui, là encore, peuvent être lavés, broyés ou régénérés sur les sites Paprec spécialisés, et vendus à des plasturgistes qui se chargeront d’utiliser ces ex-déchets de construction – devenus de nouvelles matières premières -  pour fabriquer des emballages, des tuyaux en PVC, divers profilés, des fibres textiles, des flacons etc.

 

  • Du bois non traité de classe A et B (contenant quelques additifs), qui une fois recyclé,  autorise la fabrication de pâte à papier ou de panneaux de particules. La valorisation énergétique de ces types de déchets de chantiers est également envisageable, et permet d’alimenter diverses chaufferies industrielles ou collectives.

 

  • Notons qu’une poignée de sous-familles de déchets du btp non-dangereux, comme certains thermoplastiques ou le polystyrène, ne sont malheureusement pas recyclables, et doivent être enfouis. Après leur passage dans les usines de tri des déchets de chantier, une certaine forme de valorisation demeure tout de même envisageable, puisqu’en captant le biogaz produit par la décomposition des déchets, les installations de stockage de déchets non-dangereux (ISDND) du groupe Paprec alimentent des moteurs de cogénération qui permettent eux-mêmes de réinjecter de l’électricité au sein du réseau ERDF, mais aussi de créer de la chaleur, notamment pour traiter sur site les lixiviats (résidus liquides) produits par ces déchets de construction.

LE DEVENIR DES DECHETS DANGEREUX

Ces types de déchets rencontrés dans les bennes de chantier regroupent – comme leur nom l’indique - toutes les matières nocives pour l’homme ou pour l’environnement. Ces déchets de construction sont parfois valorisables, mais nécessitent des traitements particuliers, et des attentions toutes spécifiques, en accord avec la règlementation sur les déchets dangereux. L’amiante, le mastic, le goudron, les huiles, le bois de classe C (c'est-à-dire vernis ou peint)  ou encore les terres polluées entrent dans cette catégorie de déchets ultimes. Une fois les opérations de tri des déchets de chantier achevées, ils sont enfouis par  certains spécialistes de la gestion des déchets de chantier – comme le groupe Paprec - dans des casiers isolés de leurs installations de stockage. Si la valorisation matière de l’amiante est possible, elle demeure rare et couteuse. Les peintures, quant à elles, sont traitées, neutralisées, incinérées ou stockées dans des centres spécifiques, comme l’exige la réglementation de la gestion des déchets de chantiers.
 
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