Le tri des DEEE

Deuxième étape du recyclage des déchets d’équipements électriques ou électroniques, avant le traitement des déchets à proprement parler, le tri permet de diviser les tonnes de matières collectées en fractions de déchets recyclables, homogènes et identifiées. Derrière le mot, se cache pourtant différents processus manuels ou automatisés, mais toujours pensés pour faciliter la valorisation des déchets à venir. Découvrez donc les subtilités du démantèlement ou de la dépollution des déchets DEEE, et suivez, pas à pas, tapis après tapis, leur parcours au sein des usines du groupe Paprec.

DECHARGEMENT, SEPARATION, DEMANTELEMENT ET DEPOLLUTION

Une fois revenus de leurs différents points de collecte DEEE (comme les déchetteries, qui permettent à l’usager de recycler son mobile), les camions de 19 tonnes équipés de hayons (remplis de déchets D3E professionnels, issus du Business to Business, ou B to B) ou de bennes céréalières (pour les déchets D3E Petits Appareils Ménagers, ou PAM, issus du B to C), entament le déchargement des déchets électroniques ou électriques  sur le sol de l’usine, où ils seront repris par une grue et transportés vers une zone dédiée, avant d’être rechargés sur la chaine de dépollution. Enfin, la plupart d’entre eux, puisque les serveurs informatiques et les distributeurs automatiques, trop volumineux pour suivre le processus classique, seront traités en marge de la chaine. Mais après le chargement, donc, vient l’heure de séparer les produits de moindre taille en diverses catégories (Principalement des PAM et des déchets informatiques, séparés en serveurs, écrans, imprimantes/photocopieurs etc). Une gestion des déchets  qui permet sans nul doute de faciliter le travail des opérateurs Paprec, prêts à entamer le travail de démantèlement et de dépollution.
 
Ce retrait des fractions indésirable ou la récupération des matériaux recyclables s’organise ainsi : Quatre opérateurs se placent devant un tapis dont ils contrôlent la vitesse, désincarcèrent les produits, retirent les câbles, les cartouches, le bois, les sacs d’aspirateurs ou les batteries usagées apparentes, et enlèvent, entre autres choses restantes, l’huile des friteuses. Le démantèlement des écrans, quant à lui, est tout à fait particulier. Les tubes cathodiques récupérés n’étant plus ouverts - à la demande des éco-organismes et en respectant la réglementation sur les déchets- pour prévenir une éventuelle dispersion des luminophores présents à l’intérieur (ces fameux luminophores étant des petits grains de matières émettant de la lumière souvent colorée, sous l’impact d’un faisceau d’éléctrons) , les opérateurs doivent récupérer le plastique, la ferraille et les cartes électroniques des écrans, mais aussi les éléments magnétiques et le verre contenus dans les tubes cathodiques en veillant à ne pas briser ces derniers. Ils sont ensuite placés dans des caisses spéciales, et récupérés par une société spécialisée, qui se chargera d’incorporer le verre, après lavage, dans des alvéoles en béton. Les autres éléments polluants, quant à eux, sont également jetés dans des containers dédiés, et les déchets D3E professionnels, ménagers et dépollués continuent leur route vers une machine appelée le smasher.

LE SMASHER

Né sous l’impulsion de l’entreprise de recyclage, lancée sur la voie de l’innovation et déterminée à hausser la qualité de ses prestations en se démarquant nettement de ses concurrentes, le Smasher est un gros tambour rotatif chargé de démanteler efficacement les DEEE, et de limiter les pertes de matières provoquées par les broyeurs classiques, conçus pour traiter les métaux ferreux et non ferreux. Incarcérée avec les machines traditionnelles, la matière placée au cœur du smasher est éclatée par les rotations de cette gigantesque machine à laver, dans laquelle les déchets recyclables les plus gros heurtent les plus petits. Une technique de traitement des déchets qui permet d’améliorer le taux de valorisation (de l’ordre de 20 à 30%) mais aussi de limiter la consommation énergétique, le tambour du Smasher nécessitant trois fois moins de puissance qu’un broyeur standard pour tourner à plein régime. Abrité par une casemate insonorisée, et trônant au cœur d’un bâtiment de 8000 mètres carrés, cette machine exceptionnelle traite aujourd’hui cinq tonnes de déchets informatiques, électroniques et électriques par heure.
 
Sont donc jetés dans ce fameux smasher - à la pelle ou au grappin, et à l’aide d’un tapis de reprise chargé d’alimenter le tambour – les imprimantes, les modems, les petits déchets informatiques, les petits photocopieurs, certains terminaux, les piles, les accumulateurs et les PAM. La machine de désassemblage automatisé fait ensuite son office, et le tri des déchets se poursuit normalement à l’issue de la séance. Eclatés et fragmentés, les produits sont automatiquement acheminés vers un crible vibrant, qui va permettre de séparer la fine  (fractions extrafines et autres poussières) et le reste des déchets. Vient ensuite le moment de faire passer l’ensemble du flux dans un convoyeur magnétique (également appelé Overband) dont la partie inférieure, aimantée, capte les éléments ferreux contenus au sein des produits. Sous l’effet de la force centrifuge, et grâce aux crans conçus pour cela, ces fragments sont ejectés hors de la chaine, dans une caisse destinée à les accueillir. Les DEEE restants, propres et prêts à être auscultés une dernières fois, sont ensuite dirigés vers des tables de tri manuel.

LE TRI FINAL

Là, prête à se lancer dans l’étape finale de cette partie de la gestion des déchets,  une dizaine d’opérateurs est assignée à la récupération des fragments de déchets électriques et électroniques susceptible d’être valorisés au sein des usines Paprec D3E. Outre le recyclage de l’aluminium, cette étape de la gestion des déchets va permettre de sélectionner l’inox, la ferraille, les cartes électroniques ou encore l’induit (organe électromagnétique chargé de recevoir l’induction d’un inducteur pour la convertir en électricité) que le groupe acheminera ensuite vers un site de valorisation des DEEE. Le recyclage des piles usagées est aussi entamé au cours de cette partie du process, ces dernières n’étant pas broyées par le Smasher, mais récupérées pour être également dirigées vers un centre de traitement des déchets, mais externe à l’entreprise. Une autre société spécialisée se verra d’ailleurs chargée d’assurer la dépollution par flottation des fractions de plastique restant sur la chaine (le restant ayant été isolé et classé dans des alvéoles en béton). Il s’agira notamment de séparer le plastique des petits fils de cuivres et autres particules polluantes encore contenues dans ces ex DEEE.
 
C’est donc ainsi que s’achève le tri des déchets ménagers et professionnels, qui connaitront bientôt un nouveau traitement, une seconde vie, et peut-être un nouveau cycle du recyclage des déchets électroniques.
 
Le recycage des piles et des D3E est un processus par étape. Découvrez les : 
 

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